Types de massages : lequel choisir selon l’humeur ?
Au programme6 partiesAfficherReplier1Massage bien-être : ce que la loi dit avant de réserver2Les quatre curseurs qui distinguent chaque type de massage3Envie de lâcher prise : les massages lents et enveloppants4Envie de vous réveiller : les massages toniques5Habillé, pressé ou timide : les formats courts et ciblés6Cinq questions à poser au praticien avant la séanceCalifornien, thaï, shiatsu, lomi-lomi : chaque type…
Au programme6 partiesAfficherReplier
- 1Massage bien-être : ce que la loi dit avant de réserver
- 2Les quatre curseurs qui distinguent chaque type de massage
- 3Envie de lâcher prise : les massages lents et enveloppants
- 4Envie de vous réveiller : les massages toniques
- 5Habillé, pressé ou timide : les formats courts et ciblés
- 6Cinq questions à poser au praticien avant la séance
Californien, thaï, shiatsu, lomi-lomi : chaque type de massage promet la détente, mais aucun ne procure la même sensation. Certains glissent sur l’huile, d’autres se reçoivent habillé, au sol, avec des étirements. Choisir au hasard, c’est risquer une séance trop douce ou trop appuyée. Mieux vaut partir de votre humeur du jour et de quatre réglages simples, pour réserver le bon massage dès la première fois.
Massage bien-être : ce que la loi dit avant de réserver
Avant de comparer les gestes, un point de vocabulaire change la façon de lire les cartes des instituts. En France, le massage à visée thérapeutique appartient aux masseurs-kinésithérapeutes. Le Code de la santé publique encadre cette profession à l’article L.4321-1 et décrit le massage à l’article R.4321-3.
La question du mot lui-même a longtemps divisé. La Cour de cassation tranche le 29 juin 2021, par deux arrêts (pourvois 20-83.292 et 20-83.294) : le terme « massage » reste utilisable pour une pratique de détente, sans finalité de soin, tant qu’aucune confusion avec l’acte thérapeutique n’est entretenue. Le mot « modelage », que beaucoup d’instituts affichaient par prudence, désigne donc la même famille de gestes.
Ce que fait un praticien bien-être
- Il propose une séance de détente, centrée sur le ressenti.
- Il adapte la pression, le rythme et la durée à votre demande.
- Il vous informe du déroulé et de l’huile employée avant de commencer.
Ce qu’il ne fait pas
- Il ne pose aucun diagnostic et ne traite aucune douleur.
- Il ne remplace ni un médecin ni un kinésithérapeute.
- Il ne promet pas de résultat sur un organe, une maladie ou une silhouette.
Retenez cette frontière pour la suite : chaque type de massage décrit plus bas se juge sur ce qu’il fait ressentir, pas sur ce qu’il guérirait. Les « bienfaits des massages » dont parlent les brochures relèvent ici du bien-être perçu, rien de plus.
Les quatre curseurs qui distinguent chaque type de massage

Derrière des noms exotiques, tous les types de massages se lisent avec quatre curseurs. Les régler avant de réserver évite la plupart des déceptions.
Tenue et huile
Premier curseur, la tenue : allongé en sous-vêtements sous un drap sur une table de massage, ou habillé de vêtements amples sur un futon. Deuxième curseur, l’huile : certaines techniques glissent sur une huile végétale, d’autres travaillent à sec, à travers le tissu.
Pression et tempo
Troisième curseur, la pression : légère, appuyée ou profonde. Quatrième curseur, le tempo : lent et enveloppant, ou tonique et cadencé. Le vocabulaire des gestes vient en grande partie de la tradition suédoise. Le massage suédois se rattache à Per Henrik Ling (1776-1839), fondateur en 1813 d’un institut de gymnastique à Stockholm, et repose sur cinq gestes de base que l’on retrouve encore dans les formations :
- l’effleurage, glissé et léger ;
- le pétrissage, qui saisit et roule les tissus ;
- la friction, petits cercles appuyés ;
- la percussion, tapotements rythmés ;
- la vibration, secousses légères et rapides.
| Type de massage | Tenue | Huile | Pression | Tempo | Durée habituelle |
| Californien | Sous drap | Oui | Légère à moyenne | Lent | 60 à 90 min |
| Lomi-lomi | Sous drap | Oui | Moyenne | Lent, en vagues | 1 h 30 à 3 h |
| Abhyanga | Sous drap | Oui, sésame tiède | Moyenne | Lent à moyen | 60 à 90 min |
| Pierres chaudes | Sous drap | Oui | Légère | Lent | 60 à 90 min |
| Suédois | Sous drap | Oui | Moyenne à appuyée | Tonique | 45 à 60 min |
| Thaï | Habillé, futon | Non | Appuyée | Tonique, étirements | 60 à 120 min |
| Tui na | Habillé ou sous drap | Rarement | Appuyée | Tonique | 30 à 60 min |
| Shiatsu | Habillé, futon | Non | Pressions statiques | Posé | 45 à 60 min |
| Réflexologie plantaire | Habillé, pieds nus | Parfois | Pressions ponctuelles | Posé | 30 à 60 min |
Ces durées correspondent aux formats les plus courants en institut ; chaque praticien ajuste ensuite selon sa carte.
Envie de lâcher prise : les massages lents et enveloppants

Les jours où la tête tourne trop vite, on cherche un geste long, chaud et prévisible. Quatre techniques de massage répondent à cette humeur.
Le massage californien
Né en Californie à la fin des années 1960, le massage californien s’associe au nom de Margaret Elke et à l’Esalen Institute de Big Sur. Les mains et les avant-bras glissent sur l’huile en mouvements amples, sans à-coups. La sensation dominante : être enveloppé, d’un bout à l’autre du corps.
Le lomi-lomi hawaïen
Originaire d’Hawaï, il travaille surtout avec les avant-bras, en longues vagues qui traversent le dos et les jambes d’un seul trait. Une séance de lomi-lomi dure souvent de 1 h 30 à 3 h, ce qui le réserve aux journées sans montre.
L’abhyanga ayurvédique
Venu d’Inde, l’abhyanga s’inscrit dans la tradition ayurvédique. L’ayurveda distingue trois doshas, vata, pitta et kapha, et le praticien choisit souvent son huile et son rythme en fonction de ce profil. L’huile de sésame tiède, généreuse, laisse une impression de chaleur qui persiste après la séance.
Le massage aux pierres chaudes
Les galets de basalte chauffent autour de 50 °C avant d’être posés ou glissés sur le corps. La chaleur arrive avant la main : à privilégier si vous aimez sentir le poids sans subir de pression.
- Vous voulez ne plus penser à rien : californien.
- Vous avez une demi-journée devant vous : lomi-lomi.
- Vous aimez les rituels et les huiles chaudes : abhyanga.
- Vous redoutez les pressions appuyées : pierres chaudes.
Envie de vous réveiller : les massages toniques

Autre humeur, autre tempo. Quand le corps semble engourdi après une semaine assise, mieux vaut un massage qui bouge.
Le massage suédois
Héritier de la tradition suédoise, il alterne pétrissage profond, frictions et percussions sur un rythme cadencé. L’huile reste discrète. On en sort avec une sensation de tonus plutôt que de torpeur.
Le massage thaï
Au sol, sur un futon, habillé de vêtements amples : le praticien utilise paumes, pouces, coudes, genoux et pieds pour presser et étirer. L’UNESCO inscrit le Nuad Thai au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2019. Le temple Wat Pho, à Bangkok, en reste l’école historique. Attendez-vous à être mobilisé, plié, étiré : ce n’est pas une sieste.
Le tui na chinois
Issu de la tradition chinoise, le tui na enchaîne pressions, roulements et pétrissages vigoureux, souvent sur une zone à la fois. Les séances restent courtes et la pression monte vite.
Le deep tissue
Variante occidentale, il travaille lentement mais en profondeur. La pression est soutenue, et une sensation de courbature le lendemain n’a rien d’inhabituel. Prévenez le praticien si vous débutez.
Un massage tonique se règle comme un volume : demandez à monter progressivement plutôt que de commencer fort.
- Envie de bouger sans effort : thaï.
- Envie de tonus avec huile : suédois.
- Envie de pressions franches sur une zone : tui na ou deep tissue.
Habillé, pressé ou timide : les formats courts et ciblés
Se déshabiller devant un inconnu freine beaucoup de gens. D’autres n’ont qu’une pause déjeuner. Ces formats répondent aux deux cas.
Le shiatsu
Venu du Japon, le shiatsu se reçoit habillé, allongé sur un futon. Le praticien exerce des pressions des doigts et des paumes le long de lignes appelées méridiens. Pas d’huile, pas de glissé : des appuis posés, tenus quelques secondes, qui demandent de se laisser porter.
L’amma assis
Sur une chaise ergonomique, visage dans la têtière, toujours habillé. Une séance d’amma assis dure en général 15 à 20 minutes, ce qui explique sa présence dans les entreprises et les salons.
La réflexologie plantaire
Seuls les pieds sont touchés. Le praticien presse des zones déterminées de la voûte, du talon et des orteils. Elle convient à qui veut garder ses vêtements et rester assis ou semi-allongé.
Le massage crânien et le kobido
Le crânien se concentre sur le cuir chevelu, la nuque et les épaules. Le kobido, d’origine japonaise, travaille le visage par tapotements et glissés rapides. Les deux tiennent en 20 à 45 minutes.
- 15 à 20 minutes devant vous : amma assis.
- 30 minutes : réflexologie plantaire ou massage crânien.
- 45 minutes et l’envie de rester habillé : shiatsu.
- Envie de soin du visage sans crème lourde : kobido.
Cinq questions à poser au praticien avant la séance
Un bon type de massage mal exécuté laisse un souvenir moyen. Ces cinq questions, posées au téléphone ou à l’accueil, trient vite les adresses.
- Quelle formation avez-vous suivie ? Un praticien affilié à une fédération comme la FFMBE ou titulaire d’un CAP esthétique sait répondre sans détour.
- Comment se déroule la séance ? Tenue demandée, table ou futon, présence d’un drap : tout doit être annoncé.
- Quelle huile utilisez-vous ? Demandez sa composition, surtout si elle contient des huiles essentielles.
- La pression est-elle ajustable ? La réponse attendue est oui, à tout moment.
- Quelle durée réelle sur la table ? Une séance annoncée « 60 minutes » inclut parfois l’accueil et le rhabillage.
Quand demander d’abord un avis médical
Certaines situations justifient de consulter avant de réserver, sans que cela relève du praticien bien-être :
- fièvre ou état grippal ;
- peau irritée, plaie ou lésion ;
- grossesse ;
- traitement médical en cours.
La règle du ressenti
Pendant la séance, vous gardez la main : alléger, ralentir ou arrêter se demande à tout moment, sans justification.
Un praticien sérieux vérifie d’ailleurs votre confort plusieurs fois au cours du massage.

Léa Fontaine écrit pour Danseurs de Vie sur le yoga, le bien-être et les pratiques qui permettent de retrouver un équilibre entre le corps, l’esprit et son environnement.
Son univers mêle mouvement, relaxation, rituels de beauté naturelle et art de vivre, avec une sensibilité particulière pour les approches douces, les traditions ancestrales et les bienfaits d’un quotidien plus conscient.
Inspirée par la philosophie du yoga, l’ayurvéda et l’esthétique japonaise wabi-sabi, elle s’intéresse aux pratiques qui invitent à ralentir, à mieux écouter son corps et à cultiver une relation plus harmonieuse avec soi-même.
Dans ses articles, elle explore les différentes disciplines du yoga, décrypte les méthodes de relaxation, compare les formations et les retraites bien-être et aide les lecteurs à distinguer les promesses marketing des informations réellement utiles.
Son approche privilégie les conseils accessibles, les informations documentées et les choix éclairés, sans dogmatisme ni promesses miracles.
« Prendre soin de soi, c’est aussi apprendre à habiter pleinement son corps et son quotidien. »
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